Florilège des fautes de français les plus courantes relevées dans les médias
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Sous le haut patronage
de feu Maître Capello
« Ne craignons pas d'être un peu
puristes, à bon escient du moins. »
Cliquez sur chaque vignette pour obtenir les explications du professeur Cerquiglini
À l'attention de / À l'intention de
Alcoolique / Alcoolisée (boisson)
Au temps pour moi / Autant pour moi
Capitaine d'industrie / Chevalier d'industrie
Cousins germains / Cousins issus de
germains
Couvrez ce sein que je ne saurais voir
Liste de discussion / Liste de diffusion
Néerlandais, Pays-Bas / Hollandais,
Hollande
Nouvelles techniques / Nouvelles
technologies
Rébellion, réclusion, ténacité
Sabrer le champagne / Sabler le
champagne
Tonnerre d'applaudissements / Tollé
Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage
ACHALANDÉ
« Approvisionné »
Dans l'expression soignée, il est recommandé d'employer l'adjectif « achalandé » dans le seul sens de « qui a de nombreux clients », en parlant d'un commerce ou de la personne qui le tient (chaland = client). Comme un magasin qui attire de nombreux clients est, en principe, bien approvisionné, dans la langue courante, par un glissement du sens de l'effet à la cause, cet adjectif a fini par qualifier un commerce « bien approvisionné, fourni en marchandises abondantes et variées ». Dans la 9e édition de son dictionnaire, l'Académie française enregistre cette extension de sens, aujourd'hui courante, en précisant qu'il s'agit d'un abus de langage
À COR ET À CRI
« À corps et à cri »
Cette expression, qui provient de la chasse (« chasser à cor et à cri »), signifie « (chasser) à grand bruit », avec le cor (instrument à vent) et les chiens
À DADA SUR MON BIDET (CHEVAL)
« À dada sur mon bidet (cuvette) »
Dans le titre de cette comptine populaire, chanson enfantine pour sauter sur les genoux, le bidet désigne non pas la cuvette sur pied destinée aux ablutions intimes, mais un petit cheval de selle, à ne pas non plus confondre avec le baudet, qui désigne familièrement un âne
À L'ATTENTION DE
« À l'intention de »
Dans une correspondance administrative, la formule à faire figurer en tête d'une lettre est « à l'attention de », qui permet à la fois de désigner le destinataire à l'attention duquel cette lettre est portée et de requérir son intérêt. Cette locution est donc à distinguer de « à l'intention de », préposition de but signifiant « pour, en l'honneur de, à la faveur de »
ALCOOLIQUE (boisson)
« Le whisky, boisson alcoolisée »
Une boisson alcoolique (bière, cidre, rhum, vin, whisky,
etc.) est une boisson fermentée ou distillée contenant naturellement de l'alcool, alors qu'une boisson alcoolisée
(liqueur, pastis, porto, etc.) résulte de l'ajout d'alcool dans une
boisson non alcoolisée à la base
ALLER DE PAIR
« Aller de paire »
Cette expression, qui signifie « aller ensemble en étant sur le même rang », n'a rien à voir avec deux éléments ou deux êtres qui font la paire, comme l'illustre fort
bien cette devise de Benoît XVI : « Foi, espérance et charité vont de
pair. »
ALLUMER, ÉTEINDRE
« Ouvrir la télévision, fermer la
lumière »
On allume et on éteint la télévision ou la lumière, par pression
sur un bouton ou un interrupteur. Ouvrir la télévision – qui désigne familèrement le poste de télévision ou téléviseur – est ce que fait le réparateur pour voir ce qu'il se passe à l'intérieur de
l'appareil et non pas sur l'écran !
ANAGRAMME
« Un anagramme
»
Ce mot est toujours de genre féminin. Le seul autre mot de genre
féminin se terminant par –GRAMME est ÉPIGRAMME, au sens de « petite pièce satirique », qui est par ailleurs de genre masculin, au sens de « haut de côtelettes
d’agneau »
APRÈS QUE
« Après qu’il ait...
»
Cette locution conjonctive doit être suivie de l’indicatif et
non du subjonctif, même si ce dernier emploi tend à se répandre dans l’usage, par analogie avec la locution « avant que » qui, elle, appelle bien le
subjonctif
ARRÊTE TON CHARRE
« Arrête ton char »
Cette expression est un jeu de mot avec « char » (véhicule) et « charre » (exagération, mot dérivé de « charrier »). Elle
assimile celui que l'on essaye d'arrêter de dire des bêtises au véhicule, lancé à grande vitesse, qu'il faut tenter de stopper
AUJOURD'HUI
« Au, le jour d'aujourd'hui »
L'ancien français « hui » nous vient phonétiquement de l'adverbe latin hodie, qui signifie « en ce
jour-ci ». L'expression « au jour d'aujourd'hui » équivaut donc à « au jour d'au jour d'en ce jour-ci » ! Tout en constatant que cette expression est un
pléonasme populaire et fort peu recommandable, Littré estime qu'elle n'a pas été mal employée dans cette
citation : « Nous n'avons à nous que le jour d'aujourd'hui ! » (Lamartine, L'Homme).
AU TEMPS POUR MOI (pour s'excuser)
« Autant pour moi »
Si l'on se réfère au grand Maurice (Grevisse) et au Petit Robert, il faut écrire « au temps pour
moi », référence militaire aux « temps » (mouvements) qui s'enchaînent pour former un mouvement complexe comme, dans le maniement d'une arme, pour épauler un fusil. En cas de
maladresse, on est tenu de revenir au temps précédent. L'expression « au temps pour moi » ne signifie donc pas seulement que l'on reconnaît son erreur, mais que l'on concède que l'on va reprendre les choses depuis le début.
Pour autant (!), cette explication normative traditionnelle est activement contestée par une minorité, qui revendique l’usage de la graphie « autant pour moi », forme elliptique de
« c’est autant pour moi ». Son chef de file, l’écrivain et historien du langage Claude Duneton, affirme que l’expression « au temps », dans son sens propre, n'est pas utilisée
par les militaires, et qu'elle doit se comprendre comme « Je ne suis pas meilleur qu'un autre, j'ai autant d'erreurs que vous à mon service : autant pour moi ».
En outre, il croit trouver un argument en faveur de « autant pour moi » dans l’expression idiomatique anglaise « so much for ». Mais ce qu'il considère comme son argument ultime
est la présence, dans le Dictionnaire des Curiositez françoises de 1640, de l'expression « autant pour le brodeur », décrite comme « raillerie pour ne pas approuver ce que
l'on dit »
À la buvette, un client commande :
– Un jus d'orange, s'il vous plaît
Puis un autre client :
– Autant pour moi (un jus d'orange aussi)
Euh, au temps pour moi... Une
limonade !
AVOIR L'AIR
« Elle a l'air sérieux
»
Certains
estiment, à tort, que l'adjectif qui suit l'expression « elle a l'air » s'accorde toujours avec
« l'air » et non avec le sujet. Tout dépend en fait du sens donné à la phrase. « Elle a l'air sérieuse » signifie qu'elle semble sérieuse, mais si on pense à sa mine, sa
physionomie ou son allure, l'adjectif s'accorde avec « air » : « Elle a l'air sérieux » (son air est sérieux). Si « avoir l'air » est suivi d'un complément, l'accord se fait obligatoirement avec
« air » : « Elle a l'air sérieux comme un pape »
AVOIR VOIX AU CHAPITRE
« Avoir droit au chapitre
»
« Avoir voix au chapitre », c'est avoir le droit ou l'autorité
d'exprimer son opinion, de participer à une délibération et par extension, avoir autorité pour se mêler d'une affaire. Autrefois, le chapitre désignait une assemblée de
religieux réunis pour discuter de leurs affaires et des décisions à prendre. Avoir voix au chapitre, c'était avoir le droit de participer à ces
discussions
BÂFRER
« Se bâfrer
»
« Bâfrer », c'est déjà se goinfrer, manger avec excès, donc il
ne faut pas être trop gourmand : on ne « se bâfre » pas, mais on bâfre, tout simplement !
BÉNITE
« L'eau a été bénie
»
BÉNI est le participe passé normal du verbe BÉNIR, qui signifie, en
parlant de Dieu ou d'une divinité, répandre sa bénédiction, placer sous sa protection, récompenser. Cependant, ce participe passé peut conserver son T final, par influence du latin benedicTus, en
contexte religieux strict. En effet, l'adjectif BÉNIT s'emploie aussi comme participe passé quand il s'applique à ce qui a reçu la bénédiction d'un prêtre, selon les rites prescrits (l'eau a été
bénite). À titre d'anecdote, cette distinction a été clairement établie, dans son dictionnaire, par le lexicographe Émile Littré, pourtant farouche anticlérical ! Toutefois, d'après le
dictionnaire de l'Académie (1935), l'emploi de l'adjectif BÉNIT comme participe passé de BÉNIR semble archaïque
BISTOURI
« Scalpel
»
Le bistouri et le scalpel sont deux instruments chirurgicaux en
forme de couteau : le bistouri, à lame fixe ou mobile, est utilisé pour l'incision dans les chairs, alors que le scalpel, à lame fixe, est destiné à la dissection (en
autopsie)
CAPITAINE D'INDUSTRIE
« Chevalier d'industrie
»
Le capitaine d'industrie est un grand patron du domaine industriel, et le
chevalier d'industrie un escroc
CAPITALE
« Majuscule »
En typographie, la capitale désigne un grand caractère (B est la capitale de b) souvent confondu avec la majuscule, caractère situé au début
de certains mots, le plus souvent représenté par une capitale
CÉLÉBRER
« Commémorer un anniversaire
»
Les verbes CÉLÉBRER et COMMÉMORER ont en commun l'idée de souligner un fait
important. CÉLÉBRER peut signifier « accomplir solennellement une action », « fêter un événement » (anniversaire, mariage) ou, dans un style plus littéraire, « faire publiquement l'éloge de quelqu'un ou de quelque
chose », alors que
COMMÉMORER a pour seul sens « rappeler par une cérémonie le souvenir d'une personne ou d'un événement »
CLORE (fermer)
« Clôturer »
Les verbes CLORE et CLÔTURER, qui appartiennent à la même famille étymologique, partagent le sens propre de « entourer, fermer avec une
clôture » et le sens figuré de « terminer, déclaré terminé ou mettre un terme à ».
Cependant, les puristes considèrent que le sens figuré de CLÔTURER est employé abusivement et devrait être réservé au verbe CLORE. Or, le caractère défectif de ce dernier (sa conjugaison est
incomplète) explique qu'un verbe voisin non défectif tel que CLÔTURER l'ait progressivement remplacé au sens figuré et ait réussi à s’implanter dans l'usage. Il convient cependant d'éviter
d'employer CLÔTURER au sens de « fermer ».
COUPER COURT
« Couper cours
»
« Couper court » ne signifie pas « interrompre le cours de » mais
« raccourcir », au sens de « mettre fin en interrompant brutalement ». Le sens est ici figuré mais pensez, par exemple, au gazon que l'on a raccourci en le coupant court.
Songez enfin que Jean-Jacques Rousseau, lui-même, écrit « couper cours » au lieu de « couper court ! » : « Un avis très important et propre à couper cours au
mal qu'on aura pu prévenir », Lettre du prince de Wurtemberg, 1763
COUSINS GERMAINS
« Cousins issus de germains
»
Des cousins germains sont des personnes ayant au moins un grand-père ou une
grand-mère communs (parenté au deuxième degré). Quant aux cousins issus de germains, ce sont des personnes ayant un arrière-grand-père ou une arrière-grand-mère communs (parenté au troisième
degré), comme le sont, par exemple, vos enfants et ceux de vos cousins germains
COUVREZ CE SEIN QUE JE NE SAURAIS VOIR
« Cachez ce sein que je ne saurais voir »
Cette citation, extraite du Tartuffe, est souvent mal retranscrite, puisque Molière a en réalité écrit : « couvrez ce
sein que je ne saurais voir ». Faites le test autour de vous... Presque tout le monde dira « cachez » au lieu de « couvrez » !
DÉMANGER
« Ça me gratte »
On gratte une partie de son corps lorsque celle-ci démange. En langage châtié, il ne faut donc pas écrire « ça me
gratte » – qui constitue une impropriété – mais « ça me démange »
DEUXIÈME
« Second »
L'Académie française et Littré contestent formellement la distinction faite communément entre SECOND et DEUXIÈME, en fonction du nombre d'éléments d'une série. La seule différence réelle entre les deux termes réside en ce que SECOND appartient à la langue soignée

ÉCHAPPATOIRE
« Un échappatoire »
ÉMIGRÉ
« Immigré »
ESPACE (typographique)
« Un espace »
En typographie, on parle d'une espace au féminin, terme qui désigne la petite tige métallique utilisée par les typographes pour espacer les mots ou les lettres et, par extension, le blanc entre les mots ou les lettres. Cela dit, dans le
langage courant, il n'est pas incorrect d'employer « un espace » au masculin, au sens général d'un « intervalle entre deux mots »
ESPÈCE
« Un espèce de... »
Ce mot est toujours de genre féminin, y compris lorsqu'il est suivi d'un nom masculin. Exemple : « une espèce de fou ».
Cette faute est assurément l'une des plus fréquentes, tous médias confondus !

ESSUYER
« Effacer le tableau »
On essuie le tableau (à l'aide d'un linge qui en absorbe l'humidité), mais on en efface les écrits qui, eux seuls,
disparaissent
EXCUSEZ-MOI (demande de pardon)
« Je m'excuse »Bien que critiquée, la tournure « je m'excuse » est tout à fait correcte au sens de « je présente mes excuses ». Cependant, dans un style plus soutenu et eu égard aux usages de la politesse, devront lui être préférées des tournures comme « veuillez m'excuser », « je vous prie de m'excuser », « (je vous présente) toutes mes excuses » ou « excusez-moi ». En effet, lorsque l'on demande pardon à quelqu'un, dire « je m'excuse » revient à se pardonner à soi-même. C'est pourquoi tous les linguistes jugent cette tournure impolie et incorrecte
FAIRE BONNE CHÈRE
« Faire bonne chair »Le mot « chère » est issu du bas latin cara (visage). L'expression « faire bonne chère » a d'abord pris le sens étymologique de faire bonne figure, faire bon accueil à quelqu'un. Par métonymie, on passe ensuite de l'accueil à la table, à la nourriture et au sens plus général de repas, sans doute par influence de l'homonyme « chair » qui évoque la viande. Aujourd'hui, « faire bonne chère » signifie « faire un bon repas » et traduit le bon accueil des convives

GRAPHIES ET PRONONCIATIONS
« Dilemne », etc.Certains mots engendrent des fautes d'orthographe liées à une mauvaise prononciation récurrente. Voici comment les écrire : DILEMME, GAGEURE [-jur], INDEMNE, MALIGNE, OBNUBILÉ, SARLADAISE, etc.
LE MÊME... QUE LE TIEN
« Le même... que toi »Il faut, par exemple, écrire « j'ai le même pull que le tien » et non « j'ai le même pull que toi », car tu n'es pas un pull !
LISTE DE DISCUSSION
« Liste de diffusion »Il ne faut pas confondre « liste de discussion » et « liste de diffusion » : toutes deux ont en commun de s'appuyer sur la messagerie, mais n'ont pas la même finalité. La liste de discussion (mailing-list) permet des échanges par mail entre internautes intéressés par un même sujet, alors que la liste de diffusion (lettre d'information, newsletter) permet à son propriétaire de diffuser, à sens unique, des informations à tous ses abonnés
Plus de détails...
LOIN DE LÀ
« Loin s'en faut »Cette locution fautive très fréquente est issue du croisement des locutions « loin de là » et « tant s'en faut », qui signifient « il s'en faut de beaucoup »

MALGRÉ
« Malgré que »Suivie d’un nom, cette préposition a le sens de « en dépit de » et suivie d’un pronom, elle a le sens de « contre le gré de ». La construction « malgré que » suivie d’un verbe au subjonctif, bien que courante et utilisée par des écrivains consacrés (Claudel, Gide, Rousseau, etc.), est cependant réprouvée par les puristes, d’autant plus quand elle est suivie d’un verbe à l’indicatif...

MANCHOT
« Pingouin »En raison de la ressemblance physique entre le manchot empereur de l'Antarctique et le grand pingouin de l'Arctique, le manchot et le pingouin sont fréquemment confondus, d'autant plus que le manchot a pour traduction anglaise « penguin ». Or, ces deux palmipèdes présentent des différences importantes : le pingouin (oiseau de l'ordre des charadriiformes) vit dans l'hémisphère Nord et peut voler, alors que le manchot (oiseau de l'ordre des sphénisciformes) vit dans l'hémisphère Sud et ne peut pas voler, ses ailes atrophiées lui servant de nageoires
MARGHERITA (pizza)
Du fait de leurs prononciations voisines, les termes MARGHERITA (nom déposé) et MARGARITA engendrent souvent une confusion de sens. Le premier désigne une pizza, créée en l'honneur de Marguerite de Savoie, donc aux couleurs de l'Italie, et le second un célèbre cocktail à base de tequila (écrit aussi MARGHERITA dans certaines régions)
MENU DU RESTAURANT
« Profitterolle », etc.Certains mets engendrent souvent des fautes d'orthographe ou de genre... quand ce ne sont pas des fautes de goût ! Voici ce qu'il faut écrire : ARTICHAUT (qui pousse dans une artichautière et non dans une chaudière...), CANNELLONI, ÉCHALOTE, MESCLUN, PLEUROTE (nom masculin), PICCALILLI, PROFITEROLE, SARLADAISE, STEAK, etc.
Au restaurant, Alphonse Allais examine avec soin la carte et le menu. Il finit par commander :
– Donnez-moi, pour commencer... une faute d'orthographe !
Le garçon, imperturbable, répond du tac au tac :
– Il n'y en a pas, Monsieur Allais.
– Alors, dans ce cas, pourquoi les mettez-vous sur le menu ?
MNÉMOTECHNIQUE
« Mémotechnique »La mnémotechnique ou mnémotechnie (du grec mnêmê « mémoire ») est l'art d'aider la mémoire par des procédés d'association mentale facilitant l'acquisition et la restitution des souvenirs. Par influence de la mémoire, la mauvaise orthographe « mémotechnique » est couramment utilisée
MONGOL
« Mongolien »Le nom « Mongol » désigne un habitant de la Mongolie, pays d'Asie centrale. Le nom « Mongolien », ancien synonyme de « Mongol », désigne aujourd'hui une personne atteinte de mongolisme, maladie congénitale associée à des malformations physiques. Si vous dites à un Mongol qu'il est mongolien, ne vous étonnez pas de sa vive réaction !
NÉERLANDAIS, PAYS-BAS
« Hollandais, Hollande »Les Pays-Bas sont aujourd'hui constitués de douze provinces. Deux d'entre elles, la Hollande-Septentrionale et la Hollande-Méridionale, formaient, jusqu’en 1840, la province de Hollande.
Compte tenu de l’importance historique de cette ancienne province, les termes « Hollande » et « Hollandais » sont, de nos jours, couramment utilisés pour désigner l'ensemble des Pays-Bas et de leurs habitants, bien que ces appellations n'aient aucun caractère officiel.
Les termes « Hollande » et « Hollandais » peuvent, cependant, être utilisés officiellement pour désigner l'ensemble des Pays-Bas et de leurs habitants, mais uniquement par évocation du « royaume de Hollande », État satellite français créé en 1806 par Napoléon Ier, en remplacement de la République batave
NE PAS ÊTRE SANS SAVOIR
NOUVELLES TECHNIQUES
« Nouvelles technologies »Le Grand Robert considère que dans son sens de « technique de pointe, moderne et complexe », « technologie » est un anglicisme utilisé de manière abusive, souvent pour des raisons d'emphase publicitaire, car considéré comme plus noble et plus chargé de science. Dans le même esprit, le Comité d'étude des termes techniques français a censuré cette surcharge suffixale « -ologie », qui génère une confusion sémantique. Curieuse manie que celle de rallonger des mots, alors que certains expliquent le relatif succès des anglicismes par leur brièveté !
OPPORTUNITÉ
« Occasion »Sous l’influence de l’anglais opportunity, dont le sens est très général, le substantif « opportunité » a pris le sens de « simple occasion », perdant ainsi le lien avec l’adjectif latin opportunus dont il dérive et qui signifie « occasion favorable ». Au sens ordinaire, il est donc opportun de sauvegarder la spécificité du mot « opportunité » et de privilégier l’emploi de termes comme « perspective », « possibilité » ou « occasion »

PALLIER
« Pallier à... »Ce verbe est issu du latin palliare « couvrir d'un manteau » (par analogie avec PALLIUM). Pallier, c'est donc, en quelque sorte, « couvrir ses erreurs d'un manteau ! » Pallier une chose, c’est la dissimuler, l’atténuer, la combler, y remédier. La construction sur le modèle de « remédier à », bien que courante et utilisée par des écrivains consacrés (Gide, Camus, etc.), est cependant réprouvée par les puristes
PLACER LA BARRE TRÈS HAUT
« Placer la barre très haute »Dans cette expression, employée par allusion sportive pour évoquer un défi difficile à relever, « haut » est un adverbe et non pas un adjectif. La barre est donc haut placée (à un haut niveau), indépendamment de la taille de ladite barre, que celle-ci soit basse ou haute. Cette faute est assurément l'une des plus fréquentes, tous médias confondus !
PLAIN-PIED (DE)
« De plein pied » Cette locution adverbiale, qui comprend un trait d'union et l'adjectif PLAIN, est utilisée pour désigner les pièces d'une maison situées au même niveau et, par extension, ce qui est sur un pied d'égalité
POSSIBLE ET
IMAGINABLE
« Toutes les fautes
possibles et inimaginables »Si elles sont possibles, c'est donc qu'elles ne sont pas inimaginables !
QUIZ
« Quizz
» Ce terme, qui désigne un jeu ou un concours par questions et réponses, vient de l'anglais to quiz « questionner, interroger »
RAPPELER
(SE)
« Se rappeler de...
» « Se rappeler une chose », c’est se la remémorer, s’en souvenir, mais surtout pas « se rappeler de cette chose » ni « s’en rappeler », qui sont des solécismes. La forme « se rappeler de » n’est possible qu’avec une construction du type : « Je me rappelle de quelle façon... »

REBATTRE LES OREILLES
« Rabattre les oreilles »« Rebattre les oreilles à quelqu'un de quelque chose », c'est lui en parler continuellement, le lui répéter à satiété. Dès lors, on comprend mieux pourquoi les oreilles de la victime ont physiquement tendance à se rabattre...
RÉBELLION, RÉCLUSION, TÉNACITÉ
« Rebellion, reclusion, tenacité
» Quand on connaît l'orthographe ou la prononciation d'un mot, on en déduit parfois, à tort, celles d'autres mots de la même famille. Aussi le premier E des adjectifs REBELLE, RECLUS et TENACE nécessite-t-il l'ajout d'un accent au sein des substantifs RÉBELLION, RÉCLUSION et TÉNACITÉ !
RÉTRACTATION
« Rétraction
» Il ne faut pas confondre RÉTRACTATION (désaveu de ce que l'on a fait ou dit) et RÉTRACTION (contraction de certains tissus ou organes)
SABRER LE
CHAMPAGNE
« Sabler le champagne
» On entend souvent l'expression « sabler le champagne » employée au sens erroné d'ouvrir une bouteille de champagne.
Sabler le champagne a d'abord pris le sens de boire en une seule gorgée, par analogie avec le terme technique sabler (couler dans un moule en sable), puis celui de boire en abondance lors d'une réjouissance.
Sabrer le champagne est une tradition qui remonte aux glorieux hussards de la garde napoléonienne qui, au retour de la bataille, ouvraient les bouteilles d'un revers de lame en faisant sauter le bouchon, rendant par ce geste hommage à la victoire, à la vigueur, à la virilité et aux dames.
Il faut donc bien sabrer le champagne pour pouvoir ensuite le sabler !

SAVOIR GRÉ
« Je vous serais gré
» Le mot GRÉ, qui a aujourd’hui le sens de « ce qui convient », « ce qui plaît », « ce à quoi l’on consent volontairement », signifiait jadis « reconnaissance, gratitude ». Ce sens ancien ne survit que dans la locution « savoir gré » (à quelqu’un de quelque chose), utilisée surtout comme formule de politesse au sens de « savoir [être conscient] que l’on doit sa gratitude ». Le plus souvent utilisée au conditionnel, l’expression « je vous saurais gré » est fréquemment écrite, à tort, « je vous serais gré », par confusion des prononciations voisines des formes conjuguées des verbes SAVOIR et ÊTRE.
SENS DESSUS
DESSOUS
SI J'AVAIS
SU...
« Si javais su ça
» Si une jolie fille vous dit « si j'avais su ça », reprenez-la immédiatement en corrigeant ainsi sa faute : « si j'avais sucé ! »
TOMBER COMME À
GRAVELOTTE
TONNERRE D'APPLAUDISSEMENTS
VINGT FOIS SUR LE MÉTIER, REMETTEZ VOTRE OUVRAGE
« Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage »Cette citation, extraite de L'Art poétique, est très fréquemment mal retranscrite, puisque Boileau a en réalité écrit : « vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage ». Faites le test autour de vous... Presque tout le monde dira « cent » au lieu de « vingt » !
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